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Pièces

11 Juil

Ton cœur en morceaux tu t’es sentie abandonnée,

Pièce détachée.

En fouillant dans l’caniveau je t’ai trouvée en train d’pleurer,

Pièce d’eau.

 

Ils te méprisaient avant même de te regarder

Pièce de rechange.

« Il fait sa crise le petit dernier ? N’a-t-il donc aucune dignité ? »

Pièce rapportée.

 

Tous les hommes sont des cons, tu vas toutes vous venger

Mais de pièce à conviction t’es devenue pièce de musée.

 

Tu reprends du poil de la bête et te déguises en Belzebuth.

Pièce montée.

Pour ces hommes que tu empaquettes la fin de l’illusion débute.

Pièce d’artillerie.

 

Tous les hommes sont des cons, tu vas toutes vous venger

Mais de pièce à conviction t’es devenue pièce de musée.

 

Tu enchaînes à toute allure, tu brases et embrasses à toute vapeur,

Emporte-pièce.

Et tu tombes sur un dur qui te renvoie dans tes fleurs

Pièce à vivre.

 

Tous les hommes sont des cons, tu vas toutes vous venger

Mais de pièce à conviction t’es devenue pièce de musée.

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Le temps presse

11 Juil

Poursuivre les vagues sur la plage,

Faire disparaître les mirages,

Jouer à des jeux, même pas sages,

Suivre l’étoile comme les rois mages…

 

Pour moi c’est être vieux avant l’âge,

Pas de trace, pas de sillage,

Et puis tu manques de courage,

Faut préparer ton héritage.

 

J’ai pas le temps, j’ai pas le temps,

 

Ma vie c’est de tout calculer,

Des chambres d’hôtel aux macchabées,

Y’a tellement d’argent à gagner,

Tellement de personnes à envier,

 

J’ai pas le temps, j’ai pas le temps,

 

Tu ne peux ne pas me demander

De lire les lettres de mon machin,

Et de t’emmener au turbin

J’ peux plus supporter tes idées

 

J’ai pas le temps, j’ai pas le temps,

 

Je veux la chair, tu veux le zeste

Je fonce, j’contrôle en négociant,

Tu rêves, tu aimes perdre ton temps,

Il va falloir qu’je lâche du leste,

 

J’ai pas le temps, j’ai pas le temps,

 

Ca y est je vais atteindre la cime,

Je suis tout seul dans mon dressing,

Elle rêvait de Valentin chez Maxim’

Elle doit pleurer chez ses copines,

 

Mais j’ai pas le temps,

Tu m’entends ? J’ai pas le temps !

 

Je regarde la ville fumée,

Derrière une vitre blindée,

Je suis devenu respecté,

Elle est devenue suicidée…

La médaille

11 Juil

Voir les bicornés, les frères trois points,

Embrasser les bagues, briser les sceaux

Saluer les emperruqués qui font les beaux

Pendantes à leurs bras mous les femmes sapins.

 

L’ordre des cons, du démérite,

Je suis empalé par la grande épée

De la confrérie des nobles presbytes

Je suis attardé mais je suis médaillé.

 

Tous ces trop bons à genoux

Me font prendre mes pieds à mon cou.

J’ai p’t’être pas l’âme d’un conquistador

Vu qu’je préfère le zinc à l’or.

 

L’ordre des cons, du démérite,

Je suis empalé par la grande épée

De la confrérie des nobles presbytes

Je suis attardé mais je suis médaillé.

 

Aucun autre ne m’élèvera dans la soumission

Ni sandales, ni soldat en faction

La vraie dignité n’a pas besoin de prix

L’admiration se tait ou s’échange dans un lit.

 

L’ordre des cons, du démérite,

Je suis empalé par la grande épée

De la confrérie des nobles presbytes

Je suis attardé mais je suis médaillé.

Tout passe

11 Juil

Je fus l’as de ta vie mais aujourd’hui

J’me ramasse au fond d’mon lit, j’ai plus d’envies.

Quand je pense à ton absence ou à tes impatiences,

Je préfère fixer l’écran de la télé.

 

Mon corps sonne creux ma tête pleine de cerveau, « Mens sana in corpore salaud« .

Je fais ton deuil assis dans mon fauteuil, la société je n’en vois que le seuil.

Le seul pays où je s’rais heureux, c’est au cœur de tes yeux.

Mais ils restent fermés et je m’sens con à en crever.

 

La vie passe, je reste sur place devant la glace, j’vois des crevasses.

La vie passe, je reste sur place mais Hypocras se surpasse.

 

Comprendre, parler, manger envie de rien.

Ma vie a trop usé le genre humain.

A quoi bon s’ouvrir au monde ? Je ne suis plus dans la ronde.

A quoi bon faire le derviche ? D’un homme je suis le pastiche.

 

Je construis ma coquille d’œuf et m’emberlificote.

Au mieux je pars en vrille, au casino j’mets ma cagnotte.

Ca n’rapporte jamais rien mais j’hume l’air

De mes contemporains, hors du cimetière.

 

Mais à l’intérieur le monde s’oublie.

Je sens ton parfum de fleurs

La cire de tes souliers vernis

Les week-end à Honfleur

Les toits de Paris

Tes bas et tes cache-cœurs

Tes mauvais spaghettis

Tes mensonges, tes douleurs

Mes sketchs et mes parodies

Les blocages d’ascenseurs

Nos soirées cadavres exquis

Les yeux bleus du facteur

Mes hôtels d’après midi

Les scopitones, les 35 heures

Tes mains tes yeux que tu es jolie

Car à l’intérieur, je te revois ma vie.

 

La vie passe je reste sur place, passer en face, traverser la glace…

La vie passe et je trépasse, ni trois ni une fois hélas

Je ne veux plus de cette carcasse.

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